Lesbien Raisonnable
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        • 5 juin 2025
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          • 4 juin 2025
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            [Critique] Ô GuĂ©rillĂšres – Draga

            • 30 mai 2025
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                [Critique] VĂ©da s’en va, Sarah Maeght

                • 9 mai 2025
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                  • 4 mai 2025
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                  Couverture de Julian de Fleur Pierets aux éditions la Croisée
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                    [Critique] Julian, de Fleur Pierets

                    • 24 avril 2025
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                      • 9 avril 2025
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                      lesbien.raisonnable

                      Un mĂ©dia lesbien 🚧🎬📚

                      Théùtre 🎭 Hmar lil - somnambule « Je n’ai pas os Théùtre 🎭 Hmar lil - somnambule 

« Je n’ai pas osĂ© lui Ă©crire qu’elle Ă©tait belle comme la rĂ©volution. » 😼‍💹

C’est une vraie belle piĂšce trĂšs musicale qui se joue en ce moment au théùtre 13. C’est l’histoire d’Asmaa, jeune rĂ©fugiĂ©e qui demande l’asile en France. Ça parle de galĂšre de prĂ©fecture, de printemps arabe, de manifs et d’avoir un crush sur la djinniya AĂŻcha Kandisha. Ça rappelle la grande Ă©poque PokĂ©mon Go et j’ai encore la chanson du gĂ©nĂ©rique en tĂȘte. Ça parle aussi des dates cringe avec des blanches quand on est une jeune queer arabe, de douleur de l’exil, de maladie chronique. Mais toujours, toujours, parce que ça les lesbiennes savent faire, c’est l’espoir, la poĂ©sie, le militantisme et l’amour qui gagnent Ă  la fin.

Une piĂšce de Asmaa Samlali
avec Zoé Kammarti, Virgile L. Leclerc
Dramaturgie : Karima El Kharraze
Jusqu’au 20 mars au @theatretreize
                      7 mars 2026, marche de nuit féministe Place des f 7 mars 2026, marche de nuit féministe 
Place des fĂȘtes - Belleville - Gouincourt - RĂ©publique
                      đŸ’Ÿ MAGNANRAMA Une exposition de @belouhabibi sur Na đŸ’Ÿ MAGNANRAMA
Une exposition de @belouhabibi sur Nathalie Magnan, Villa Arson (Nice), jusqu’au 31 mai 2026. ScĂ©nographie @cecilbouffard. Graphisme @clara_pasteau 

Le problĂšme avec les lesbiennes, c’est qu’elles atomisent sans cesse les catĂ©gories et les dĂ©finitions bien Ă©tablies, c’est embĂȘtant quand il faut rĂ©diger un texte pas trop long pour Insta pour expliquer qui Ă©tait Nathalie Magnan. Moi je la connaissais comme la rĂ©alisatrice de Lesborama, un court-mĂ©trage dĂ©licieux ultra drĂŽle qui se demande s’il existe une culture lesbienne en croisant paroles de concernĂ©es et reprĂ©sentations mainstream donc malegaze as f*ck.

L’exposition Magnanrama montre toutes les facette de cette femme « incroyablement belle, dans un gigantesque manteau en fourrure qui portait une gigantesque valise », telle que la dĂ©crit sa grande amoureuse amĂ©ricaine Catherine Lord. Dois-je prĂ©ciser que c’était une bourreau des cƓurs ou ça se voit ? Elle Ă©tait thĂ©oricienne et tacticienne des mĂ©dias, enseignante, cyberfĂ©ministe, codeuse, rĂ©alisatrice, hacktiviste avec et sans h, webmistress, navigatrice des mers et des internets. S’il fallait rĂ©sumer, disons que c’était une PASSEUSE. 

L’expo nous balade entre les diffĂ©rents collectifs dont elle a fait partie. Paper Tiger TV, Act up, les Dykes on bikes, le magazine Gai Pied, les High Tech Gays et mĂȘme l’ancĂȘtre de ChĂ©ries ChĂ©ris. Magnanrama n’a rien d’un mausolĂ©e, d’un femmage individuel. On la traverse comme on traverse une vie. C’est joyeux, bordĂ©lique, collectif et terriblement fĂ©cond. 

Magnanrama propose un joyeux brouillage entre la vie pro et la vie perso de Nathalie. Des images d’elle, bien sĂ»r, et des photos de ses amies et amoureuses scotchĂ©es au mur comme dans une chambre d’étudiantes. Des stickers et des t-shirts. Le magnifique syllabus du programme History of consciousness de l’universitĂ© de Californie. LE NUMÉRO DE FAX DE K.D. LANG sur un document de travail pour le Los Angeles Gay & Lesbian Film Festival. Un vĂ©lo qui permet de voir un film. Le poster orignal des Lesbian Avengers (WE RECRUIT!) Le manifeste cyborg de Donna Haraway. Des gender changers. Un film de Barbara Hammer. Des Ɠuvres gĂ©niales de jeunes artistes.


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                      🎬 FESTIVAL đŸ“œïž Ce soir, 13 fĂ©vrier, s’ouvre le bea 🎬 FESTIVAL đŸ“œïž

Ce soir, 13 fĂ©vrier, s’ouvre le beau festival @regards_satellites au cinĂ©ma l’Écran Ă  Saint-Denis (et aussi au Cin’hoche Ă  Bagnolet entre autres) jusqu’au 22 fĂ©vrier. Son but ? Visibiliser des existences marginalisĂ©es, des luttes sociales, des territoires et populations colonisĂ©es. Mettre en lumiĂšre celleux qu’on entend peu aussi, derriĂšre et devant la camĂ©ra. 

Voici ma sélection parmi le foisonnant programme :

â–ȘVendredi 20 fĂ©vrier Ă  20h45 : À VOIX BASSE de Leyla Bouzid. Lilia revient en Tunisie pour l’enterrement de son oncle. Sa famille ne sait rien de sa vie Ă  Paris. Spoiler : elle vit 🌈 le lesbianisme 🌈 Avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau. En ce moment Ă  la Berlinale, sortie en salles le 22 avril et trĂšs trĂšs haut dans ma Watchlist. À l’Écran, Saint-Denis.

â–ȘSamedi 14 fĂ©vrier, 15h30 : sĂ©ance de courts mĂ©trages autour de Pierre Mazoyer (@pierre.w.m), Ă©talonneuse et directrice de la photographie. Avec notamment TOUT CASSER de @celiamebroukine et S’IL VOUS PLAÎT ARRÊTEZ TOUS DE DISPARAÎTRE de @laura.thomassaint. La sĂ©ance m’a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e ainsi : « l’intelligentsia du gouinistan cinĂ©phile se rĂ©unit pour 4 courts mĂ©trages fĂ©ministes. » Ă  l’Écran, Saint-Denis.

â–ȘSamedi 14 fĂ©vrier, 18h : CAMIONNEUSE de Meryem-Bahia Arfaoui. Un documentaire sur Zina, qui a quittĂ© l’AlgĂ©rie pour rĂ©aliser son rĂȘve de devenir routiĂšre. À voir sur Arte en ce moment ou bien au Cin’hoche de Bagnolet samedi.

â–ȘSamedi 14 fĂ©vrier, 20h30 : intĂ©grale de BALLROOM, DANSER POUR EXISTER. Amandine Gay (@orpheonegra) vient prĂ©senter sa gĂ©niale sĂ©rie documentaire sur la scĂšne ballroom avec la House of Revlon, ça ne se manque pas. À l’Écran, Saint-Denis.

Il y a plein d’autres belles choses dans ce festival, comme une rĂ©trospective Laura Mulvey en sa prĂ©sence et une carte blanche au festival ChĂ©ries chĂ©ris. Le programme est sur @regards_satellites. Des festivals comme ça on en veut tous les jours. Brava @laurapertuy pour la prog 💐
                      THÉÂTRE â€ïžâ€đŸ”„ Du 12 au 20 fĂ©vrier au théùtre de la THÉÂTRE â€ïžâ€đŸ”„ Du 12 au 20 fĂ©vrier au théùtre de la Commune Ă  Aubervilliers, Louise Chevillotte met en scĂšne les lettres ardentes et amoureuses d’Emma et Marcelle, deux jeunes femmes dans les annĂ©es 1920. 

La plume de Marcelle, qu’on entendait dĂ©jĂ  dans le documentaire Ultraviolette et le gang des cracheuses de sang (2021) de Robin Hunzinger, est sensationnelle. Malade de la tuberculose, Marcelle entre au sanatorium mais ça ne l’empĂȘche pas de vivre comme elle l’entend. Elle y monte un gang d’indisciplinĂ©es et leur apprend que le dĂ©sir est plus contagieux que la maladie. 

Samedi dernier, j’ai eu la chance d’ĂȘtre invitĂ©e par Louise Chevillotte Ă  l’émission Comme un samedi d’Arnaud Laporte aux cĂŽtĂ©s d’Alix Boillot, Robin Hunzinger et LĂ©onie Pernet. On a discutĂ© de l’importance des reprĂ©sentations lesbiennes, on a entendu plusieurs de mes voix prĂ©fĂ©rĂ©es au monde et en plus d’un petit concert de LĂ©onie Pernet, Louise Chevillotte a lu un extrait d’une lettre de Marcelle Ă  Emma. 

VoilĂ  qui donne hĂąte de voir « L’incandescente et le gang des cracheuses » Ă  partir de ce jeudi Ă  la Commune. Les reprĂ©sentations seront accompagnĂ©es de l’exposition femme/femme de Marie Gioanni, de quoi combler par notre imaginaire les manques de lesbiennes dans l’histoire et rĂ©parer, un peu, le monde.

@louisechevillotte 
@arnaudlaporte 
@leoniepernet 
@alixboillot 
@rhunzinger 
@theatredelacommune 
@agence_myra
                      [NEWSLETTER 📬] Depuis ce matin dans vos boütes mai [NEWSLETTER 📬] Depuis ce matin dans vos boütes mail, la lettre lesbien raisonnable avec :
- quelques mots sur Renee Nicole Good
- une riche riche revue de presse
- des nouvelles du cinéma et de la littérature lesbienne
- des idées de trucs à regarder 
- des idées de sortie
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Lien dans la bio pour ne pas louper la prochaine 💌
                      L’effacement des lesbiennes et des bisexuelles est L’effacement des lesbiennes et des bisexuelles est chronique dans le cinĂ©ma, surtout dans les biopics et les adaptations de roman. C’est trĂšs Ă©nervant. J’aurais pu faire 2x plus de slides mais je suis flemmarde.
                      2026 en Lesbianie. Qu’ai-je oubliĂ© ? 2026 en Lesbianie. Qu’ai-je oubliĂ© ?
                      j’adore cette trend, what’s yours??? j’adore cette trend, what’s yours???
                      PalmarĂšs 2025. Le RĂȘve d’un langage commun, Adrie PalmarĂšs 2025.

Le RĂȘve d’un langage commun, Adrienne Rich, @larche_editeur, traduit par @lenaig.cariou et @shira_a_a 

Le mouvement féministe est un complot lesbien, collectif, @rotoluxpress 

Les fĂ©ministes t’encouragent Ă  quitter ton mari, tuer tes enfants, pratiquer la sorcellerie, dĂ©truire le capitalisme et devenir trans-pĂ©dĂ©-gouine, Alex TamĂ©cylia, Ă©d. @lenouvelattila 

Amour & bave de schneck, Dorothy Allison et Joan Nestle, trad. Noémie Grunenwald, éd. @hysteriques.et.associees 

Immortels, Camille Kouchner, @editionsduseuil 

Couplets, Une histoire d’amour, Maggie Millner, trad. Julia Kerninon, Ă©d. @lesescales 

La Montagne entre nous, Marcel Sorjian et Jeanne Sterkers, @editionssarbacane 

Nous Autres, Donna Gottschalk, HélÚne Giannecchini, Carla Williams au BAL

Sister Love, Audre Lorde et Pat Parker, préface de Rebecca Chaillon, trad. Chloé Savoie-Bernard, @editionspoints 

Architectures lesbiennes, Prendre congé du patriarcat, Milena Charbit, éd. @shed.publi 

Julian, Fleur Pierets, trad. Françoise Antoine, @editions_la_croisee

La Petite derniùre, un film d’Hafsia Herzi sorti le 22 octobre 2025

The Hunting Wives, une série de Rebecca Cutter disponible en France sur MyCanal (eww)

Romancero queer, piÚce de Virginie Despentes au théùtre de la Colline du 20 mai au 29 juin 2025

26 rue des lesbiennes et Le Masque et la plume dans le cul, Ă  retrouver lĂ  oĂč vous Ă©coutez vos podcasts

Hedda, un film de Nia DaCosta Ă  voir sur Prime Video (eww)

Pluribus, une série de Vince Gilligan avec Rhea Seehorn, à voir sur AppleTV
The Beast in me, une série de Gabe Rotter à voir sur Netflix

Monia Chokri a jouĂ© cette annĂ©e dans Des preuves d’amour de Alice Douard, Love Me Tender de Anna Cazenave Cambet et Les Enfants vont bien de Nathan Ambrosioni

La trùs mauvaise troisiùme saison de And Just Like That
 est sur HBO Max.

L’excellente saison 1 de Long Story Short, avec The Undeniable Isadora Duncan et un couple lesbien, est à voir sur Netflix

La graphiste est en vacances, soyez indulgent·e.
                      Qu’attendre de 2026 ? Un livre, d’abord, qui parl Qu’attendre de 2026 ?

Un livre, d’abord, qui parlera Ă  celles qui ont vu le magnifique documentaire Nelly & Nadine sorti en salles il y a un peu plus d’un an. C’est l’histoire de la rencontre amoureuse de deux femmes dans l’horreur totale, le camp de RavensbrĂŒck. Nelly Mousset-Vos, cantatrice de mĂ©tier arrĂȘtĂ©e pour espionnage, Ă©crit quotidiennement dans son journal. Une autre dĂ©portĂ©e, Nadine Huong, avocate qui vivait Ă  Paris et frĂ©quentait le cercle de Natalie Barney, lui demande un soir de NoĂ«l de leur chanter Madame Butterfly. 

C’est le dĂ©but d’une longue histoire d’amour qui durera jusqu’à la mort de Nadine en 1972. Dans le documentaire, Sylvie, la petite fille de Nelly, accepte d’ouvrir pour la premiĂšre fois le journal de sa grand-mĂšre Ă©crit en dĂ©portation. On y entend une phrase que je n’ai pas oubliĂ©e depuis que je l’ai vu : « Nadine, y aura-t-il jamais une vie pour nous ? » - et il y en a eu une. Leur histoire est incroyable et prĂ©cieuse et elle a failli rester dans un grenier.

@lesleonides_editions feront paraĂźtre le journal de Nelly Mousset-Vos le 4 mars 2026. L’autrice Marie Charrel se charge de la prĂ©face. L’ouvrage est grandement marrainĂ© par @suzetterobichon. 

Le documentaire Nelly & Nadine de Marcus Gertten est disponible en VOD (par exemple sur Universciné), et espérons que la sortie du livre lui donne une deuxiÚme vie en salle.
                      [Ne faites pas attention à moi, je fais ce post po [Ne faites pas attention à moi, je fais ce post pour combler mon attachée de presse junior intérieure]

2025, c’était le lancement du Prix Gouincourt, c’était rĂ©ussir Ă  faire parler de littĂ©rature lesbienne dans la presse mainstream et aussi dans la presse communautaire, c’était grĂące au gĂ©meaux @alex_lachkar de mon sagittaire, c’était rĂ©ussi je crois. 

Merci aux journalistes qui ont fait le taf ❀
                      đŸ“ș Come see me in the good light, de Ryan White Doc đŸ“ș Come see me in the good light, de Ryan White
Documentaire, Apple TV

C’est un documentaire sur lae poĂšte non binaire Andrea Gibson et sa femme Megan Falley. Andrea est dĂ©cĂ©dé·e d’un cancer en juillet cette annĂ©e. 

J’avais peur d’un film rempli de clichĂ©s sur le cancer, la « bataille contre la maladie » tu connais, savoir profiter des petits bonheurs quand on se sait condamné·e, leçon de vie so inspiring so bons sentiments blablabla. Je me suis fait retourner le cerveau dĂšs les premiĂšres minutes : Megan explique que, dans leur travail respectif, elle cherche Ă  Ă©radiquer les clichĂ©s tandis qu’Andrea veut surtout les embrasser pleinement. « C’est plus fun comme ça. » dit-iel. 

Gibson a beaucoup parlĂ© d’envie de mourir dans ses poĂšmes. AprĂšs son diagnostic de cancer, tout s’est inversĂ©. C’est un documentaire qui ne parle que de la mort mais qui nous montre prĂ©cisĂ©ment comment vivre (clichééé)

C’est un film plein d’humour, noir parfois, lĂ©ger souvent. Ça parle magnifiquement d’amitiĂ© et de famille queer (oh les exs), de non-binaritĂ© et d’une histoire d’amour prodigieuse qui commence dans la danse et la sueur. 

ça donne envie de laisser des vocaux Ă  ses ami·e·s, de regarder les oiseaux avec son amoureuxse, de rĂ©parer sa boĂźte aux lettres et de lire toute la poĂ©sie d’Andrea Gibson pour ne jamais l’oublier. 

GOOSEBUMPS
                      Un livre retirĂ©, un prix annulĂ© et une institution Un livre retirĂ©, un prix annulĂ© et une institution qui tremble devant une page de plaisir lesbien. DĂ©but dĂ©cembre, le site ActualittĂ© a publiĂ© une enquĂȘte sur la dĂ©cision de l’Éducation nationale de retirer d’un prix littĂ©raire scolaire du Lot un roman abordant le dĂ©sir fĂ©minin, le lesbianisme et le fĂ©minisme. Une forme de censure qui en rappelle d’autres, comme celle du magistral Triste Tigre de Neige Sinno dans un lycĂ©e du Morbihan en 2023. Pour comprendre ce qu’il s’est passĂ©, nous avons Ă©changĂ© avec Anne-Sophie Jacques, l’autrice de Boa.

L’article complet est à lire sur lesbienraisonnable.com

crédit photo : Vincent Loison 
graphisme : @uzai_gaijin

@editions.dalva
                      [Court-métrage] Deux personnes échangeant de la sa [Court-métrage] Deux personnes échangeant de la salive, de Alexandre Singh et Natalie Musteata

đŸ“ș 36’. Gratuit sur Canal + ou Youtube / The New Yorker

❓What’s in a kiss ❓
Nous sommes Ă  Paris dans une dystopie oĂč s’embrasser est puni par la peine de mort et oĂč l’on paie ses achats en recevant des gifles. Les gens bouffent des oignons crus et des chewing-gums Ă  l’ail car puer de la gueule ouvre des portes. Se brosser les dents est un acte de rĂ©bellion illĂ©gal, une promesse d’amour et une preuve de dĂ©sir. La cliente d’un grand magasin, Angine (jouĂ©e Zar Amir Ebrahimi) et l’une des vendeuses, Malaise (LuĂ na Bajrami), se rapprochent dangereusement - on pense Ă©videmment Ă  Carol de Todd Haynes - sous l’Ɠil malveillant de PĂ©tulante. On assiste Ă  une scĂšne de drague par semelle orthopĂ©dique inĂ©dite, je crois, dans le cinĂ©ma lesbien. 

La photo et la mise en scĂšne sont magnifiques mama mia, on a envie de prendre des screenshots Ă  chaque scĂšne. Tout se lit sur le visage des actrices qui sont juste : trop fortes. C’est trĂšs beau, absurde, tragique, poĂ©tique. Et ! Sa fĂ© rĂ©flĂ©chire : chaque baiser (lesbien) est une rĂ©volution ? Un long mĂ©trage est fortement dĂ©sirĂ©.

Le film dure 36 minutes, il est gratuitement accessible sur la chaßne Youtube du New Yorker, et il est en lice pour les César et les Oscars. 

Avec LuĂ na Bajrami, Zar Amir Ebrahimi
Voix off : Vicky Krieps
Production @misiafilms
                      « Quiconque entre dans Les nuits de L’underground « Quiconque entre dans Les nuits de L’underground partage ce dĂ©sir lesbien que le roman met en mots et en sensations. » Ă©crit Kev Lambert dans sa prĂ©face. « La sensualité », dans ce texte, « émane de partout. »

Difficile de mieux dĂ©crire ce que m’a fait ce roman. C’est une danse Ă  laquelle nous invite Marie-Claire Blais, avec sa langue baroque qui fait battre le cƓur, sa passion pour les virgules et les phrases qui durent, ses ellipses qui donnent le tournis. Pour peu qu’on accepte de se laisser entraĂźner dans cette danse et dans la communautĂ© de ce bar lesbien montrĂ©alais, c’est un monde dĂ©licieux qui s’offre Ă  nous. Tout est emmĂȘlĂ©, la chronologie comme les cheveux des femmes qui dansent ou font l’amour comme les phrases pleines de ponctuation qui rendent ivres parfois.

Mes deux moments préférés : 
- quand GeneviĂšve dit au revoir Ă  son amoureuse Lali Ă  l’aĂ©roport et qu’une inconnue passant par lĂ  en habits de ski leur fait une sorte de rĂ©vĂ©rence. On devrait inventer un salut de reconnaissance lesbienne comme ça. 
- quand GeneviĂšve, remise de sa rupture, aborde Françoise dans un bar parisien et que « la partie la plus mĂ©lodieuse de son passĂ© venait se joindre Ă  elle », c’est peut-ĂȘtre la plus belle rencontre amoureuse de la littĂ©rature lesbienne. Peut-ĂȘtre. (Françoise, ma vie pour toi 💘)

À la fin, comme GeneviĂšve, on a un peu appris de quoi « était  fait son dĂ©sir pour les femmes, et le dĂ©sir des femmes entre elles. » L’amplitude des sentiments lesbiens, bordel. Ça m’énerve.

(attention, ça donne graaaave envie de tomber amoureuse)

Les nuits de l’Underground, Marie-Claire Blais
@limaginaire_gallimard 
Préfaces de @kev_couleuvre et @lauralisavazquez
                      Les films lesbiens et bi de 2025 classés avec gran Les films lesbiens et bi de 2025 classés avec grande rigueur scientifique en deux axes : 
- en x, nécessitent-ils plutÎt une boßte de kleenex ou un cornet de pop-corn ?
- en y, à quel point m’ont-ils fait croire en l’amour ? 

đŸ‘ïžCOMMENT LES VOIR đŸ‘ïž
Au cinéma :
- Des Preuves d’amour (en ce moment)
- Silver Star (en ce moment)
- La Petite derniĂšre (en ce moment mais hĂątez-vous)
- Les Enfants vont bien (le 3 décembre)
- Que ma volonté soit faite (le 3 décembre)
- La Condition (le 10 décembre)
- Love Me Tender (le 10 décembre)

En VOD (sur UniversCiné par exemple)
- Fragments d’un parcours amoureux
- Tout ira bien
- La Trilogie d’Oslo / RĂȘves
- Hot Milk

En streaming :
- Hedda (Prime video)
- Honey don’t (avec un VPN)

[Graphique non exhaustif qui ne présage en rien de la qualité des films]
                      [Entretien] Dreams do come true!! A l’occasion de [Entretien] Dreams do come true!! A l’occasion de la sortie du film cryptolesbien Vie PrivĂ©e qu’elles ont coĂ©crit, ❀ Anne Berest et Rebecca Zlotowski ❀ ont bien voulu rĂ©pondre Ă  mes questions. Attention, « trĂšs trĂšs gros reveal Ă  la fin de cette interview. » (c’est pas moi qui le dit)

Les photos sont de @uzai_gaijin 

À lire sur lesbienraisonnable.com
                      🎬 Critique - Des Preuves d’amour, d’Alice Douard 🎬 Critique - Des Preuves d’amour, d’Alice Douard

Dans cette annĂ©e foisonnante pour le cinĂ©ma lesbien - enfin, on a 5 films quoi - une pĂ©pite, que dis-je, un petit miracle sort demain : une excellente comĂ©die romantique lesbienne française ! C’est si rare que vous devez (oui, devez) vous ruer dessus. Des Preuves d’amour a une intrĂ©piditĂ©, un culot que je trouve trĂšs lesbien : la facultĂ© d’ĂȘtre drĂŽle tout en s’emparant d’un sujet Ă©minemment politique, l’égalitĂ© face Ă  la parentalitĂ©. 

C’est un film qui se dĂ©roule en 2014, soit cette pĂ©riode qu’aucune militante lesbienne n’a oubliĂ©e : aprĂšs l’adoption du mariage pour toustes mais avant l’autorisation de la PMA pour « toutes les femmes* » en 2021. Pendant presque dix ans, si un couple lesbien voulait un enfant, il fallait non seulement aller Ă  l’étranger, mais en plus la mĂšre « sociale » (par opposition Ă  la mĂšre nature j’imagine) devait adopter son propre enfant. Une inĂ©galitĂ© qui visait spĂ©cifiquement les lesbiennes, qui a Ă©tĂ© trĂšs peu racontĂ©e et que les hĂ©tĂ©ros ont sĂ»rement oubliĂ©e. 

Alice Douard, la rĂ©alisatrice, a vĂ©cu cette situation. Nous sommes donc entre de bonnes mains et ça se voit Ă  chaque plan. C’est si rare de pouvoir se dĂ©tendre en tant que lesbienne face Ă  un film qui parle de nous. À mes yeux, tout fonctionne : l’alchimie entre les deux actrices principales (en mĂȘme temps, c’est @moniachokri đŸ©· et @ella_rumpf 🧡), les moments de comĂ©die, les scĂšnes d’amour, la relation complexe avec la mĂšre de CĂ©line (en mĂȘme temps, c’est NoĂ©mie Lvovsky ❀), la musique, Beethoven comme la techno, l’écriture, le rythme, la lumiĂšre
 TOUT ! Un miracle j’ai dit. 

Je ne voudrais rien spoiler, mais disons que presque tous les hommes y sont ridicules (sah quel plaisir) et qu’à un moment, il y a une baffe qui entre directement au PanthĂ©on International du CinĂ©ma Lesbienℱ. C’est tout simplement un dĂ©lice. 5 L Lesbien raisonnable.

*pour toutes les femmes : soi-disant ! Rappelons que les personnes trans sont exclues de ce droit et que la grossophobie mĂ©dicale, le racisme, le validisme et le manque de donneurs compliquent sĂ©rieusement les choses pour de nombreuses femmes. On n’a pas fini le boulot

@lesfilmsdejune
                      [SOIRÉE DE PROCLAMATION DU PRIX GOUINCOURT] Les p [SOIRÉE DE PROCLAMATION DU PRIX GOUINCOURT]

Les photos de @uzai_gaijin sont lĂ Ă Ă Ă Ă 

C’était le 7 novembre au Point ÉphĂ©mĂšre, c’était fort bien et fort lesbien, c’était stressant et brillant, littĂ©raire, politique et vivant, c’était la soirĂ©e de proclamation du premier prix Gouincourt ever. MERCI IMMENSE Ă  toutes les personnes impliquĂ©es dans cette affaire â€ïžâ€đŸ”„ et merci Ă  toustes celleux qui sont venu·e·s nous voir 

Sur ces photos, vous verrez entre autres :
@alex_lachkar 
@mae.lecorre 
@dorotheebarba 
@alice.coffin 
@demvic de @label.gouine 
@annefleurmltn 
@hortensebelhote 
@violetteandco.librairie 
@velodego de @fonds_lig 
@al_lcblc 
@josambi 
@booksondykes 
@meryemalqamar 
@le_beau_vice2 
@lucieheder 
@fatimadxas 
@nellypoesie 
@france_baise 
@lumen_auteur 
@camille_corcejoli 
@laurenprotip 

💘
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